"Je crois que la fin de mon existence est venue,
Je mourrai pour la France, en faisant courageusement face à l'ennemi. Dans une
 heure il sera fini être assuré que je mourrai un bon chrétien pour la dernière fois je vous étreins"
...............François Marie Scornet 1941


Pris du dernier
Lettre Connue à ses Parents



 

Sur le sentier de Francois scornet
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s


        

Aux petites heures, le 17mars 1941, le Révérend Père Maré, un prêtre catholique de l’église St. Thomas de Jersey a reçu un message des Allemands lui demandant de venir car un de ses coreligionnaires devait recevoir le saint sacrement.A 05h00 ce matin-là, le prêtre s’est rendu au Grand Hôtel où il a été informé par un officier allemand que " François Scornet" un patriote français âgé de 21 ans avait été condamné à mort par le Tribunal de guerre allemand de Jersey et que le jeune Français allait être fusillé ce même jour parce qu’il soutenait les activités de l’ennemi en travaillant aux côtés de l’Angleterre dans la guerre contre l’Empire allemand. 

          Au début de l’année 1941, François Scornet et quinze autres Français se sont échappés du nord de la côte bretonne dans un voilier en espérant atteindre l’Angleterre pour rejoindre les Forces françaises libres.  Etant de mauvais navigateurs, ils ont passé plusieurs heures sur une mer déchaînée et ont pris Guernesey pour les côtes anglaises.

          Ils ont vogué joyeusement jusqu’à Vazon Bay en chantant la Marseillaise pour être immédiatement capturés par les sentinelles allemandes.  Les Quartiers généraux du Commandant allemand se trouvant à Jersey, ils ont été transférés sur l’île pour y être jugés. 

Leur jugement a eu lieu dans la salle du Vieux Comité de l’Etat de Jersey dans un bâtiment de la Place royale, à St Helier.  François Scornet et deux autres ont été condamnés à mort; les deux autres ont vu leur sentence réduite à l’emprisonnement à perpétuité et les autres ont reçu des peines sévères et ont été envoyés dans des camps de concentration allemands. 

        François Scornet, le Père Maré, le peloton d’exécution et un cercueil ont pris place dans un camion et ont été conduits au Manoir de St Ouens. 

       François Scornet a été attaché à un frêne, le prêtre a pris le jeune homme dans ses bras et celui-ci a embrassé le crucifix que le prêtre lui tendait.  Le Père Maré s’est ensuite retiré, le peloton s’est mis en joue pendant que le jeune Scornet criait “Vive Dieu! Vive La France!”


 

 

 

 

 

 

 

 

 




“Non Je Ne Regrette Rien” Charles Dumont utilisé selon la permission gentille de peermusic, exécuté par Edith Piaf"

 

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