A Dedication to Francois Marie Scornet 1921 to 1941

"Greater love has no one than this, that he lay down his life for his friends"

John 15 verse 3

"I believe the end of my existence has come, I will die for France, bravely facing the enemy. In an hour it will be finished...be assured that I will die a good Christian...for the last time I embrace you..."

The above testimate was taken from the last known letter to his parents.

En 1939 dès le début de la deuxième guerre mondiale l’Allemagne envahit la Pologne, avant d’envahir la France peu de temps après.  La résistance des forces alliées s’est effondrée face aux initiatives de l’Armée allemande et leurs tactiques Blitzkrieg.Le 5 juin 1940, le Premier ministre français, Paul Reynaud, renvoie Edouard Daladier et nomme le Général Charles de Gaulle au poste de Ministre de la guerre.  De Gaulle se rend à Londres mais à son retour en France le 16 juin, il découvre qu’Henri-Philippe Pétain a renvoyé son Premier ministre Paul Reynaud et est en train de former un gouvernement pour conclure un armistice avec l’Allemagne.

 Ayant peur d’être arrêté par le nouveau gouvernement français, le Général de Gaulle rentre en Angleterre.  Le jour suivant il lance un appel radiophonique aux Français pour leur demander de continuer à se battre contre l’Armée allemande.   Le 13 décembre 1940, 16 jeunes français, membres de la France libre, un mouvement de cadets de l’armée française souhaitant fuir  la France pendant la guerre, a embarqué à bord d’un voilier à partir du port de Dourduff (près de Morlaix en Bretagne, France) pour rejoindre le Général de Gaulle à Londres.  Leur objectif était d’atteindre l’Angleterre où ils comptaient rallier les forces françaises libres qui un jour rentreraient pour libérer leur patrie


General Charles de Gaulle, BBC radio broadcast London (18th June, 1940)

Les 16 jeunes hommes qui sont partis à bord d’une petite embarcation ont rencontré du mauvais temps qui a détruit une partie de leur matériel de navigation.  La mer étant déchaînée et l’équipage peu habilité à naviguer, ils sont arrivés sur les côtes de Guernesey alors qu’ils espéraient atteindre l’île de Wight.  Ils ont navigué joyeusement jusqu’à Vazon Bay, Guernesey, ont accosté et ont couru sur la plage en chantant la Marseillaise avant d’être immédiatement capturés par les sentinelles allemandes.  Ces jeunes hommes ont été interrogés et étant donné que Jersey était le quartier général du Commandant allemand, six d’entre eux ont été envoyés à Jersey pour être jugés.

 

Le jugement a eu lieu dans la Salle du Vieux Comité dans le States Building.  Après des interrogations destinées à trouver le chef du mouvement,  Scornet et quatre autres ont été condamnés à mort.  Leur jugement a eu lieu dans la salle du Vieux Comité de l’Etat de Jersey dans un bâtiment de la Place royale, à St Helier.  François Scornet et deux autres ont été condamnés à mort (certains récits indiquent que quatre d’entre eux ont été condamnés à mort), les deux autres ont vu leur sentence réduite à l’emprisonnement à perpétuité et les autres ont reçu plusieurs sentences et ont été envoyés dans des camps de concentration.   Scornet, qui était considéré comme le chef du mouvement a été le seul à être exécuté.  Les parents du jeune François ont été invités à assister à son jugement en tant que témoins. François Scornet était détenu dans le Grand Hotel.

 

Aux petites heures, le 17mars 1941, le Révérend Père Maré, un prêtre catholique de l’église St. Thomas de Jersey a reçu un message des allemands lui demandant de venir car un de ses coreligionnaires devait recevoir le saint sacrement.    A 05h00 ce matin-là, le prêtre s’est rendu au Grand Hotel où il a été informé par un officier allemand que " François Scornet" un patriote français âgé de 21 ans avait été condamné à mort par le Tribunal de guerre allemand de Jersey et que le jeune Français allait être fusillé ce même jour parce qu’il soutenait les activités de l’ennemi en travaillant aux côtés de l’Angleterre dans la guerre contre l’Empire allemand.  A sa demande le Père Maré a donné le saint sacrement et Scornet a pu écrire une dernière lettre à ses parents. L’extrait qui figure ci-après a été conservé "Je crois que j’arrive à la fin de ma vie, je vais mourir pour la France, en affrontant l’ennemi avec courage.  Dans une heure tout sera fini…. Soyez rassurés, je vais mourir en bon chrétien, je vous embrasse pour la dernière fois."..François Marie Scornet 1941.


Roman Catholic Priest Père Mare

Le prête a ensuite raconté l’histoire suivante : lui-même, Scornet et 12 soldats allemands qui devaient former le peloton d’exécution ont été placés dans un camion avec un cercueil et conduits au Manoir de St. Ouen.  Il semblerait que le prêtre ait essayé de prendre la place du jeune Français, mais ceci ne lui a pas été accordé.   François a été attaché à un tronc d’arbre et a embrassé le crucifix du Prêtre français avant que le Père Maré ne se retire.  Le peloton s’est mis en joue pendant que Scornet criait “Vive Dieu! Vive La France!” .


German Military firing squad WWII

IIl aurait été exécuté par l’armée allemande à 08h20 du matin.  Un des témoins de l’événement était un employé des pompes funèbres locales.  Son témoignage écrit est quelque peu différent s’agissant du moment de l’exécution et est fourni ci-après : « Le 17 mars 1941, M. J B Le Quesne a été appelé au Manoir de St. Ouens. M. J Clarke et moi-même, Nelson Le Quesne pour aller chercher la dépouille mortelle de  François Scornet exécuté au Manoir de St. Ouens.  Nous sommes arrivés à 17h00, il était encore attaché à un arbre, il avait été exécuté vers 10h00 du matin.  Je l’ai détaché et placé dans le cercueil que j’avais fabriqué moi-même à l’atelier. »  Feu Nelson Clement Le Quesne.  L’arbre auquel était attaché François Scornet a été frappé par la foudre peu de temps après l’exécution et a été détruit.  Un morceau de bois provenant de l’arbre a été utilisé pour en faire un crucifix qui est utilisé par les Prêtes et les Diacres de l’église St. Thomas lorsqu’ils prennent part au mémorial organisé à la mémoire de François Scornet. Quatre ans après l’exécution de Scornet, le 24 août 1945, deux mois après la libération de l’île, ses restes ont été exhumés au cimetière de Almorah de St. Helier et conduits dans une chapelle privée, où ils sont conservés drapés des trois couleurs de la France.



Francois Scornet funeral held at St Thomas's Church

Le matin du 18 septembre 1945, le cercueil qui était recouvert d’une couche de plomb a été conduit dans l’église catholique romaine St. Thomas à St. Helier où un requiem a été prononcé par le Père Maré, en l’honneur de ce brave jeune Breton ; le Père Messager a prononcé une prière encourageante devant une grande assemblée qui s’est réunie dans l’église et une foule de personnes rassemblées à l’extérieur de l’église pour présenter leurs derniers hommages au jeune Français.  Lorsque le cortège a quitté l’église, le Baillif de Jersey, et le Consul de France intérimaire ont suivi le cercueil drapé des couleurs de la France, accompagnés des sapeurs pompiers, des ambulanciers de  St. Johns et les représentants d’autres corporations de l’île.  Le cercueil a été emmené au port de St Helier pour être placé sur le yacht « Cailou" » qui devait le conduire à Morlaix en Bretagne.  La famille du défunt l’attendait et un enterrement avec tous les honneurs militaires a eu lieu dans le petit cimetière de Plougean, ville natale de François Scornet en Bretagne.



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